Des orphelins haïtiens exposent à Bromont

(Bromont) Les murs du hall d’entrée du 45, boulevard de l’Aéroport à Bromont, seront très colorés jusqu’à mercrediprochain. C’est que 70 toiles réalisées par 27 enfants orphelins du Foyer de la Grâce en Haïti y seront exposées. Le vernissage, sous forme d’encan silencieux, s’est déroulé hier soir, sous la présidence d’honneur de la mairesse Pauline Quinlan et l’invité de marque, le comédien vedette de la télésérie Yamaska, Pascal Darilus.
Le projet à la fois artistique et humanitaire est une initiative d’une employée d’IBM Bromont, Mary Deptuck. «Dans le cadre du 100e anniversaire de notre entreprise, la corporation a décidé de célébrer en demandant aux employés de faire du bénévolat, explique celle-ci. L’idée des toiles réalisées par des enfants en Haïti m’est venue du fait que les corridors d’IBM sont décorés par des oeuvres des enfants des employés. Je me suis dit qu’on pouvait faire la même chose avec des jeunes d’Haïti, et qu’en même temps, ça leur servirait à amasser de l’argent pour améliorer leurs conditions de vie.»
Mentionnons que Mme Deptuck est secrétaire pour l’organisme sans but lucratif Ansanm, Québec-Haïti, mis sur pied après le séisme de 2010 dans le but de construire l’orphelinat du Foyer de la Grâce, à Grand Goâve. Aujourd’hui, le but est de construire un avenir basé sur l’éducation citoyenne et la scolarisation des orphelins et des enfants démunis, en comblant leurs besoins de base et en leur fournissant l’encadrement requis pour devenir des adultes autonomes.
Pour mettre à bien son projet, Mary Deptuck s’est entourée de sa très bonne amie et trésorière de l’OSBL Anne La Brecque ainsi que de l’artiste granbyenne Anne-Marie Chapdelaine.
Toutes trois se sont envolées avec 2000 $ de matériel artistique pour Haïti du 5 au 12 octobre dernier.
«On y a passé une semaine, et on n’a eu qu’un jour de repos, raconte Mme Deptuck. On a débuté par un atelier d’initiation, parce que la majorité des enfants n’avaient jamais dessiné ou peint de leur vie. Puis, on a fait trois jours d’ateliers sous trois thèmes différents: l’abstrait, les animaux qu’ils connaissent, comme les chats et les taureaux, et les poissons. On peut vraiment voir l’évolution dans leur technique.»
Marie-Ève Lambert
La Voix de l’Est/ CyberPresse






